Un poète mal-famé

Publié le par arthur

     L'Arétin (1492-1556) par Edmond Rostand (discours de réception à l'Académie Française, 4 juin 1903):

"Dans toute la beauté de sa honte, dans toute sa bouffissure sanglée de velour blanc, glorieux et obscène, pourri de débauche et de talent, commodément installé dans le mépris pour insulter, donnant le premier exemple d'une de ses situation d'infamie qui s'afermissent en durant parce que la boue durcit, bravant et bavant, polygraphe et pornographe, ruffiant de tableaux et courtier de filles, cet Arétin si complet que les plus parfaits gredins de notre tout dernier bateau suivent encore le sillage de sa gondole"

    Portrait peu élogieux de ce poète vénitien. Sa plume acérée aura eu raison de certains de ces contemporains. Il cristallisera les conflits entre l'unité de la contre-réforme bien- pensante et ses détracteurs. Ses partisants et adversaires s'accordent à reconnaître à l'Arétin un pouvoir. Il est "le fléau des princes", considéré comme infâme après l'écriture des Sonnets Luxurieux; il fut poignardé en 1525, rossé, banni, et enfin jeté dans un canal en 1547.L'Arétin fut  l'homme le plus détesté; il avait osé braver impunément le pouvoir en place. 

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Publié dans asso.arthur

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