La magie du mot
Le mot a une ou des significations propres arbitrairement établies,a suivis une évolution et la poursuit en corrélation avec la société. En dehors des propriétés qu'il connote, il peut nous inspirer; la lecture va au-delà du mot: nous touchons à la subjectivité, à la forme: le mot se fait poésie.
Nous pouvons porter un jugement sur un mot simplement en vertu de notre sensibilité. Pour Jean D'ormesson, les 10 mots qui sont les plus vilains de la langue française sont : Trahir, Foule, Unanimité, Colloque, Parisianisme, Normalisation, Tous les mots de plus de cinq syllabes, Système,Moralisme et Péché (source: Le Livre des Curiosités, Marcel Jullian) .
Quels sont les critères adoptés pour définir une telle liste? Sont-ils le reflets inconscient du Moi, de notre identité propre?
Le mot est sans doute une partie de nous qui nous aiderais à nous construire; ainsi, définir une trame normative intellectuelle nous airderait à conceptualiser ce que nous n'arrivons à percevoir chez soi.
Est-il absurde de porter un tel jugement sur des mots? La question des mots et de notre rapport avec eux nous ramène à l'idée de la portée poétique qui ,sans un engagement tacite de notre part, perdrait toute sa saveur.
Le raisonnement est lancé, la réflexion à étoffer. Quels sont vos rapports au(x) mot(s)? Votre avis sur la question?